Le mot du président

"Alors que le monde traverse une phase d’instabilité politique et économique d’une rare intensité, l’Afrique et l’Europe sont des partenaires qui comptent l’un sur l’autre pour créer une croissance durable et bénéfique à tous. Aujourd’hui, l’Union Européenne est le principal partenaire commercial de l’Afrique, et représente 30% de ses échanges commerciaux. Cela lui donne une responsabilité importante comme partenaire du développement du continent africain.

L’agriculture est un secteur d’avenir en Afrique, qui doit être une priorité pour l’investissement sur le continent. Par la défense de la filière banane, Afruibana mène ainsi le combat de toute l’Afrique pour une agriculture compétitive et durable, la création d’emplois et l’insertion de la jeunesse dans la vie économique et sociale."
Joseph Owona Kono

Nos actions

Oeuvrer au développement des relations commerciales entre l’Afrique et l’Europe à travers l’exportation de fruits africains à destination de l’UE.

Jouer le rôle d’interface entre les producteurs africains et les institutions européennes, afin de mettre en place de programmes de financements et d'aides.

Assurer la qualité et la durabilité des filières agro-industrielles en Afrique sur le plan économique, social et environnemental.

Nos objectifs

La stabilisation du régime tarifaire appliqué aux importations de bananes, et le maintien des droits de douanes au-dessus des 75€/tonne au bénéfice de pays tiers hors ACP.

Le maintien de la clause prévoyant la suspension du traitement préférentiel envers les pays d'Amérique Centrale dans le cas d'une forte augmentation des importations de bananes en provenance de ces pays.

Le prolongement au-delà des Mesures d'Accompagnement de la Banane (MAB), du financement de programmes d’appui à la filière afin d'améliorer sa compétitivité et sa durabilité.

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Une délégation d’Afruibana présente aux Journées européennes du développement (EDD)

Les 18 et 19 juin se sont déroulées les Journées européennes du développement (EDD) avec pour thème de cette 13ème édition la lutte contre les inégalités. À ce titre, la délégation d’Afruibana – composée M. Owona Kono, président d’Afruibana, et Jean-Marie Kakou Gervais, vice-président d’Afruibana - était présente afin de témoigner de l’expérience de l’industrie de la banane dans ce domaine et dans la réduction de la pauvreté.

Par ailleurs, M. Owona Kono, président d’Afruibana, était invité à s’exprimer lors d’un panel « Adressing inequalities and building a local Africa leaving no one behind » le 18 juin.

Lors de son intervention, M. Owona Kono a dressé un panorama des inégalités en Afrique subsaharienne. Il a rappelé que mesurer les inégalités en Afrique était complexe, ne serait-ce que pour la difficulté de la collecte des données. Dans son dernier rapport de septembre 2018, le PNUD décrit cependant, au sein du continent, une diversité de situations qui bat en brèche l’idée réductrice d’une Afrique homogène condamnée à stagner en queue de peloton.

Néanmoins, l’importante croissance qu’a connu le continent africain depuis le début des années 2000 ne s’est pas traduite par une amélioration du bien-être des populations. Le PIB par habitant en Afrique est moins corrélé aux indicateurs de bien-être que la moyenne mondiale. Or la réduction de la pauvreté passe par la réduction des inégalités.

Les membres d’Afruibana étant implantés en zones rurales, M. Owona Kono a souhaité attirer l’attention sur le fait qu’environ environ 380 millions de personnes entreront sur le marché du travail d’ici 2030 dont environ 220 millions en milieu rural selon une étude conjointe de la FAO et du Cirad. Le défi pour l’Afrique subsaharienne dans les prochaines décennies est de générer assez d’emplois pour absorber cette force de travail en plein essor.

« C’est le combat que je mène au sein d’Afruibana : la lutte contre les inégalités territoriales en Afrique peut être gagnée en valorisant les espaces ruraux et en facilitant le développement d’industries locales, comme celles de la banane africaine et d’autres fruits »

Représentant près de 80 000 emplois directs et indirects au Cameroun, Ghana et en Côte d’Ivoire, le secteur bananier est un vecteur significatif de développement pour les ruralités africaines. Face au défi démographique, il est une importance source de créations d’emplois en zones rurales. Dans ces zones rurales, les bananeraies ne sont pas des îlots de richesse dans un océan de misère, mais le cœur d'un écosystème bénéficiant à l'ensemble des populations environnantes avec d'importants investissements dans les infrastructures (hôpitaux, écoles) et le capital humain (formation des salariés, promotion de l'emploi des femmes).

Afin de contribuer au développement économique des territoires de production, les grandes entreprises du secteur participent au développement des PME locales et des petites exploitations à travers deux axes : la promotion de l'entrepreneuriat avec un fort accent sur le secteur agroalimentaire et le développement d'un cadre d'agriculture contractuelle avec des petits producteurs locaux.

Néanmoins, l’ensemble de ces différents projets concrets pour le développement africain est lié pour beaucoup à des décisions européennes. En effet, Avec plus de 80% de ses exportations destinées au marché européen, le secteur de la banane africaine dépend encore beaucoup des choix fait par l’Union européenne en termes de politique commerciale et d’aide au développement.